Covid et suicide d’enfants : la honte !

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La maltraitance grave infligée aux enfants et aux jeunes au motif de « raisons sanitaires » restera comme une indignité absolue dans l’histoire de l’Occident. Alors qu’aucune preuve solide n’a jamais été apportée que ces catégories constitueraient un danger en termes de propagation de cette épidémie (qu’on aurait pu par ailleurs aisément traiter et soigner si le « système de santé » était moins corrompu), on leur a imposé des mesures attentatoires à leur santé et à leur développement.

Rien n’y aura fait, ni les données de la science digne de ce nom, ni les prises de position pressantes des pédiatres ou des pédo-psychiatres, ni les expériences probantes de pays (comme la Suède) qui n’ont jamais fermé les écoles ni imposé le port du masque.

Nombre de philosophes ont souligné comment l’horreur nazie s’était déroulée non pas dans un déferlement pulsionnel meurtrier, mais grâce à la loyauté indéfectible de petits pions qui appliquaient les ordres méticuleusement et en toute bonne conscience, se contentant d’arrêter les Juifs, des les déplacer à un centre de tri, de les faire monter dans des wagons, etc.  tout cela parce que les psychopathes qui étaient aux commandes le leur commandaient en invoquant la sécurité du peuple allemand.

Comment ne pas voir le même motif dans ces corporations entières qui auront maltraité, blessé et parfois détruit une génération entière d’enfants et de jeunes parce que des scientifiques dévoyés et des politiciens imbéciles le leur demandaient ?!

Où sont passées les valeurs et la responsabilité des syndicats et du corps enseignant, des sociétés médicales, des médecins cantonaux (en Suisse) qui se sont livrés à cette basse besogne en oubliant à peu près tout de l’éthique et des bonnes pratiques en santé publique ?

Rappelons que celles-ci prohibent l’imposition de mesures à l’utilité douteuse, exigent qu’elles soient aussi non-malfaisantes que possible et qu’on évalue soigneusement leurs résultats pour en assurer l’indication. Le tout en communiquant de manière respectueuse, non-paternaliste, infantilisante ou culpabilisatrice…

C’est peu dire que nous avons été loin du compte et celles et ceux qui se sont rendus coupables de ces dérives devront en répondre. Dernier en date, Antoine Flahault (dont les prises de position contradictoires et malsaines tout au long de la crise devront être rigoureusement questionnées) a osé plaider pour un rab’ de maltraitance, tant qu’à faire, à l’encontre même de la demande urgente des sociétés de pédiatres :

Cela fait des mois et des mois que je proteste de mes maigres forces contre ces mesures imbéciles, alertant sur les dégâts lourds en santé mentale (mais aussi en santé tout court) que ce délire collectif inflige à des êtres en devenir qui pour nombre d’entre eux ne s’en remettront jamais complètement.

Avec une tristesse à la hauteur de l’indignation que je ressens.

Parmi les courageux qui auront essayé de faire quelque chose contre ce terrible état de fait, je re-publie aujourd’hui avec reconnaissance deux documents remarquables : le premier est une lettre ouverte adressée par le Collectif Romand Educateurs Enseignants (CREE) aux médecins cantonaux romands. En pure perte hélas, évidemment, ces fonctionnaires ayant montré depuis le début de cette crise qu’ils étaient hélas bien plus au service de la doxa et de la corruption généralisée des systèmes de santé que de la santé et de l’intérêt de la population, a fortiori de ses groupes les plus fragiles. Seul le directeur de la Santé publique du canton du Jura a eu l’a dignité de démissionner pour ne pas avoir à continuer d’imposer des mesures aussi contraires à la santé de la population.

Le second est un texte des Médecin-psychiatres Frédérique Giacomoni et Frédéric Badel, qu’ils présentent ainsi :

Nous sommes tellement bouleversés, indignés et désespérés devant la réalité de l’augmentation catastrophique des suicides d’enfants que
nous avons choisi de réagir en écrivant une fiction en deux temps. Le premier texte pourrait être l’ extrait d’un procès. Le deuxième se situe en 2066 et décrit un aspect de ce que pourrait devenir notre monde, celui que nous allons laisser à nos enfants.

C’est en regardant la réalité en face que chacun d’entre nous pourra prendre position sur ce qu’il rejette et ce qu’il souhaite pour notre futur.

Chacun d’entre nous doit maintenant décider en son âme et conscience quel avenir nous voulons pour nos enfants.

Triste thème que celui proposé ce jour sur une des indignités les plus poignantes de nos politiques en pleine dérive.

 

 

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Aux médecins cantonaux de Fribourg, Neuchâtel, Valais, Jura, Vaud, Berne, Genève

Et à l’association des médecins cantonaux (AMCS)

 

Le 18 mai 2021

 

Madame, Monsieur le Médecin cantonal,

L’Association CRÉE (Collectif Romand Éducateurs Enseignants) a été fondée il y a quelques semaines.

Ses membres œuvrent et se préoccupent des droits et de la santé des professionnels et des enfants.

A ce propos nous désirons vous interpeler sur plusieurs de vos décisions :

– Test PCR : en plus de ne pas être fiables, ces tests représentent une claire atteinte à l’intégrité physique des personnes testées.

a) comment expliquez-vous que ces tests soient utilisés pour faire un diagnostic alors que, selon les paroles-mêmes de son inventeur, ils ne sont prévus que dans un contexte de recherches (et que le test PCR a été abusivement utilisé)?

b) le nombre de cycles appliqués pour détecter la moindre trace d’un virus quelconque est très élevé. Le nombre de « cas » qui en ressortent logiquement ne signifient absolument pas «personnes malades » ou « porteurs susceptibles de transmettre une maladie ». Comment expliquez-vous cette stratégie de médecine publique ?

– Que répond la Santé publique aux constatations d’«épidémies de cas» ? A l’absence de contaminations ? A l’absence de danger véritable ? Aux constatations d’absence de surmortalité ? Au nombre de morts Covid « gonflé » par des morts « non Covid » ? ¨

– En présence de tous les virus avec lesquels l’être humain vit en bonne harmonie, et sachant qu’il n’y a aucune surmortalité, pourquoi CE virus a-t-il autant agité les autorités sanitaires ? Que répond la Santé publique aux aveux de certains gouvernements (anglais notamment) selon lesquels les populations ont été alarmées à tort, alors que la réalité sanitaire n’a jamais été réellement alarmante ?

– L’origine du virus et le début de la pandémie semblent plus qu’étranges, et cela a déjà été dénoncé par le professeur Montagnier en mars 2020. Que répond la Santé publique à cela ?

– Comment la Santé publique explique-t-elle que les remèdes connus et efficaces, et les traitements précoces ont été interdits, et les médecins empêchés de prescrire ?

– Comment se fait-il que des personnes bien portantes soient soumises à un protocole destiné à la base à des personnes malades (asymptomatiques : pas de transmission, selon une étude chinoise (parmi d’autres)) ?

– Autres tests et actes médicaux : pourquoi l’information transmise aux parents n’est-elle pas plus précise ? Comment les autorités sanitaires peuvent-elles justifier des actes médicaux sur les enfants à l’école alors qu’aucune urgence ne les explique ?

– Comment la Santé publique explique-t-elle que des actes médicaux (par exemple concernant le contrôle du port du masque, ou recommandation de tests en cas de symptômes) soient demandés au personnel éducatif ?

– Comment la violence (contraire à la mission générale de l’école) vécue par les enfants, les éducateurs et les enseignants et ses impacts va-t-elle être prise en charge par la Santé publique (violence liée aux masques, à la distanciation sociale, à la peur et la méfiance permanente, aux quarantaines et à l’isolement (comparés souvent à une véritable séquestration), dégradation du climat scolaire, risque de décrochage et d’échec …) ?

– Canal de communication : les informations complètes devraient parvenir par courrier au domicile des personnes concernées (élèves, parents, enseignants ou éducateurs). Pourquoi ce canal n’est-il pas privilégié ?

– Port du masque, d’abord pas recommandé, puis obligatoire : plusieurs recherches et toutes les données disponibles, ainsi que les dernières recommandations de l’OMS, déclarent le masque inutile et nocif.

a) Comment expliquez-vous que l’office du médecin cantonal continue à vouloir imposer ce port du masque ?

b) Pourquoi aucun autre dispositif n’est-il autorisé (pour les enseignants et éducateurs dispensés de port du masque et empêchés de travailler) ?

– Quels sont les éléments concrets qui permettent à la Santé publique d’affirmer que l’on est en présence d’une épidémie ? Quels critères précis permettraient d’abandonner les « gestes barrières » ?

– Les recherches et données prouvent qu’aucune mesure (dite « sanitaire ») appliquée et imposée n’a eu de sens ou d’utilité. Au contraire elles ont eu beaucoup d’impacts négatifs. Comment les autorités sanitaires s’expliquent-elles à ce propos ?

– « Vaccination » à l’école (prévue à court terme selon nos informations) : les parents et les enseignants ont-ils la garantie d’avoir les informations nécessaires et suffisantes sur les « vaccins » prévus ? Quels sont les effets secondaires et les risques ?

Ces « vaccins » n’en sont en fait pas. Ce sont des thérapies géniques expérimentales. Comment fonctionnent-elles ? Contiennent-elles des MRC5 ? Comment justifier leur utilisation, notamment sur les enfants ? Combien de doses seraient-elles envisagées et pourquoi ? La protéine Spike, entre autres composants, semble responsable de graves effets secondaires. Comment fonctionne-t-elle ? Comment expliquer sa présence ?

La dangerosité de ces thérapies géniques est connue : quelles responsabilités les autorités sanitaires sont-elles prêtes à prendre ?

Que répondez-vous au fait que le nombre de morts liées aux vaccins explose depuis le début de la dernière campagne (cf base de données VAERS) ?

– Comment la Santé publique se positionne-t-elle par rapport à la Task Force et l’OFSP qui évoquent une vaccination aux enfants entre 10 et 18 ans laissée au consentement des enfants contre l’avis des parents ?

– Comment la Santé publique peut-elle garantir qu’il n’y aura pas de discrimination entre les professionnels/enfants vaccinés et ceux qui ne le seront pas ?

– Comment la Santé publique explique-t-elle que des pays ou des États (cf USA) ont abandonné toutes mesures « sanitaires », sans aucune catastrophe, et que d’autres continuent à les appliquer drastiquement ?

– Que répond la Santé publique aux constats de censure appliquée sans pitié (exercée notamment contre des médecins dont le discours diffère du discours officiel) et aux accusations de volonté des gouvernements de désinformer le public au sujet du Covid ?

Nous attendons avec plaisir vos réponses sourcées, aussi claires, honnêtes et complètes que possibles à nos interpellations.

Nous partons du principe que vous pourrez nous apporter vos explications très facilement, et que nous pourrons en profiter avant le 4 juin 2021.

A défaut nous partirons du principe que vos offices n’ont pas à disposition les arguments susceptibles de contrer nos questionnements.

Si tel est le cas, nous vous demandons d’ores et déjà un/des entretien(s) afin de bénéficier enfin d’échanges ouverts, d’un débat équitable et non arbitraire.

Vu l’importance de la situation, nous diffusons largement nos interrogations (réseaux et politiques), et ferons de même avec vos réponses.

En vous en remerciant vivement de votre collaboration, nous vous prions de recevoir, Madame, Monsieur le Médecin cantonal, nos salutations les meilleures.

 

Association CRÉE

 

Copies :

– Intercollectif : Association Le virus des Libertés

– Collectif parents

– Les Amis de la Constitution

– Réseau choix vaccinal

– RéinfoSanté suisse International (collectif Santé RéinfoCovid Suisse)

– Syndicats : USS – SER – SSP – LCH – SPV – SVMS+SVMEP+SUD – SefFB – AVPES – AVECO – SPVal+AMES – FMEP – SPG – Union corps enseignant secondaire genevois – SEJ – Saen – SPFF+GFMES

– FMH

– OFSP + Task Force

– PharmaSuisse

– Pédiatrie Suisse (Société Suisse de pédiatrie)

– CDIP

– Parlements des Cantons de Vaud, Jura, Genève, Fribourg, Neuchâtel, Berne, Valais

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Nous sommes, Frédéric Badel et moi-même, tellement bouleversés, indignés et désespérés devant la réalité de l’augmentation catastrophique des suicides d’enfants que nous avons choisi de réagir en écrivant une fiction en deux temps.

Le premier texte pourrait être l’extrait d’un procès. Le deuxième se situe en 2066 et décrit un aspect de ce que pourrait devenir notre monde, celui que nous allons laisser à nos enfants.
C’est en regardant la réalité en face que chacun d’entre nous pourra prendre position sur ce qu’il rejette et ce qu’il souhaite pour notre futur.

Chacun d’entre nous doit maintenant décider en son âme et conscience quel avenir nous voulons pour nos enfants.

 

 

Préambule

Des minutes pour des siècles a été publié à compte d’auteur et n’a semble-t-il pas été diffusé. Il a été retrouvé par hasard dans la cave d’une maison abandonnée par son propriétaire. Les éditions « histoire » lui procurent une deuxième vie.

La « minute » est le nom donné à l’original d’un document émanant etc.

 

… La femme se lève dignement, un papier à la main. Sa démarche lente est empreinte de gravité…ses yeux sont secs, elle se racle la gorge car l’importance de ce moment lui a retiré toute salive. Sa bouche pèse lourd, elle craint de ne pouvoir jouer le rôle qu’elle attend depuis dix ans.

Extrait des minutes, matinée du 4 octobre 2031 « Je voudrais vous lire une lettre que Gabin (nom changé), notre fils, a écrite, et que nous avons découverte trop tard [le président hochant la tête « bien sûr »]

La femme tend légèrement le bras, le papier au bout des doigts coincé entre le pouce et l’index et le majeur joints, comme on lirait un poème. Elle connaît le texte par coeur mais craint de l’oublier avec l’émotion.

Cher maman, cher papa, chère Léa (nom changé). Ne sachant ce qui va arriver, je préfère laisser une trace, on ne sait jamais. Comme ça, vous me retrouverez et on sera à nouveau ensemble.

Les mains de la femme tremblent un peu. Elle lit une copie faite par précaution,  l’original a été  réduit jour après jour à l’état de pâte à mâcher par les larmes. Alors, elle a sauvé le document en le répliquant.

J’ai beaucoup pensé dans ma tête et beaucoup parlé avec les copains. Eux disent qu’il va falloir s’habituer à cette nouvelle vie et qu’il faut se protéger. C’est bizarre car moi, je n’ai pas le même avis qu’eux. M’habituer à toutes ces choses nouvelles, comme si on allait tous mourir, je peux pas. Mes copains ont peur, parce que leurs parents ont peur. Ils regardent la télé chez eux et guettent les ravages du virus.

Moi je me dis qu’ils ont tort d’avoir peur. A l’école, on se fait punir tout le temps pour le masque, il faut tout le temps se laver les mains. Des jeux ont disparu des classes et à la récré, il ne faut plus s’attraper, alors on fait semblant mais c’est nul.

Petit à petit, dans ma tête je suis mort, je n’ai plus envie de jouer. La nuit je dors pas, dans la journée je pense à ce fichu virus et je le hais de nous faire tant de mal. Je ne veux plus aller à l’école car c’est pas drôle de se faire calculer sans arrêt.

Dans ma tête je me suis inventé un ami, il s’appelle Tom, il veille sur moi. Bien sûr vous veillez aussi sur moi et sur ma sœur, mais c’est pas pareil, Tom est avec moi tout le temps. Depuis que je suis triste, je lui raconte tout. Ce monde est trop injuste, Tom le pense aussi et je voudrais retrouver celui dans lequel je vivais avant. J’en ai marre des masques, marre de pas pouvoir retrouver mes copains au judo, marre qu’on se dépêche pour rentrer le soir parce qu’on a pas le droit de sortir. Qui a décidé des trucs aussi débiles ? On vit en prison comme les prisonniers dans les films.

 

La femme fait une pause, des sanglots éraillent sa voix. Elle respire une grande inspiration comme on boirait une gorgée d’eau, avant de se confronter à l’obstacle qui l’attend. Cela la calme suffisamment pour poursuivre.

 

On rit presque plus et on s’amuse pas, il faut tout le temps faire attention, comme si les adultes étaient devenus fous. Normalement, ils nous rassurent. Aujourd’hui, ils ont l’air d’avoir très peur.

Je me suis dit qu’en mourant je pourrais retrouver l’autre monde.Je sais que que quand on arrête de respirer longtemps, on peut le quitter, mais avec ses mains, c’est pas possible.

J’ai trouvé un moyen. Je vais le tester.  Comme ça, si ça marche, vous pourrez faire pareil. Je vous retrouve bientôt. J’ai un peu peur mais je suis trop malheureux pour rester dans ce monde de terreur . J’espère que vous m’en voudrez pas trop.

Gabin.

 

La lecture terminée résonne un temps dans le silence respectueux creusé en écrin. Une atmosphère d’immense compassion inonde la salle, quelques reniflements se font entendre. L’émotion semble vibrer sur un diapason unique.

La femme poursuit « Nous n’avons rien vu venir. Comment imaginer que notre fils de 9 ans se pendrait de tristesse ? Même si le contexte délétère nous submergeait, que parfois nous-mêmes ne savions plus que penser, que faire, et que nous subissions des mesures d’une extrême violence. Depuis dix ans, nous attendons une réponse. Pourquoi tout ça ?

 

La main et le papier pendent le long de la jambe, le papier s’échappe car les forces rassemblées un moment ont déserté ce corps torturé par le souvenir.

[merci madame pour votre témoignage dit le président]

 

Extrait du livre d’un auteur anonyme « des minutes pour les siècles, ou le retour de Nüremberg, pages 275-276 », collection histoire.

 

Frédéric BADEL

2 juin 2021

 

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13h15.
Nicola S.66 tressaillit.

 

La ministresse de la Vérité Pure, Roselyne Cachalot, n’allait pas tarder. Elle avait dit 13h30 et était très ponctuelle. Les mauvaises langues disaient que c’était là sa seule qualité. Sinon qu’elle portait bien son nom.

Lui-même avait été recruté le 29 Mai 2021 par le gouvernement de la SSC, Sphère de Sécurité Climatique. En acceptant l’organisation du fameux « concert »  de son groupe de musique de l’époque : Indochine, il avait réussi à soumettre les 5000 personnes présentes aux nouvelles normes voulues par la SSC. C’était donc naturellement que la ministresse de la Vérité Pure qui était aussi celle de la culture, de la santé, de la pensée et de la surveillance l’avait embauché.
En tant que membre du premier cercle il avait eu droit à une nouvelle identité et à deux clones à demeure : un esclave sexuel et un esclave domestique qu’il avait le droit de changer tous les 6 ans.

 

Il avait beau en être lui-même à son 6ème clonage depuis la grande vaccination de 2021, il avait encore de temps à autre des ressentis humains. Ce tressaillement l’avait trahi. Il se savait en danger s’il était découvert. Aucun reste d’humanité n’était toléré depuis les années 2050 au sein de la SSC. Son caractère notoirement rebelle lui avait d’ailleurs valu de se voir imposer un clone de surveillance sécuritaire à demeure depuis 2060 et dont la mission était de détruite tout reste d’humanité chez les récalcitrants.

 

Cela n’avait pas été facile d’apprendre à vivre avec les clones. Le pire était depuis ces six dernières années. Intégrer la présence du clone de surveillance sécuritaire lui était quasiment impossible. On lui avait fourgué un modèle « Schwartzie ». La faute à son esclave sexuel modèle Samantha Fox qui avait raconté partout qu’il avait une sensibilité quasi humaine. Quelle cruche celle-là !

 

Heureusement ce Schwartie d’opérette était corruptible. Il était devenu dépendant aux bonbons Morchoc. Ces bonbons élaborés dans les années 2025 mélangeaient subtilement morphine et chocolat et associaient tout un tas de substances chimiques tenues secrètes qui rendaient les personnes vite dépendantes. Leur consommation devait contribuer à éloigner l’humain de son âme. Leur consommation amenait un bien-être immédiat. La pensée était comme chloroformée, mise dans un état cotonneux. Adieu les questions. Adieu les doutes. Adieu la réflexion. Réfléchir était devenu trop compliqué voire dangereux. Se laisser couler dans cette douce torpeur et suivre les « recommandations fortes « diffusées en boucle par l’écran mural et holographique était franchement plus confortable.

 

Schwartzie en tant que clone de surveillance avait l’interdiction stricte d’y toucher. Heureusement Nicola S.66 savait faire de petits arrangements pour conserver ce vieux sentiment humain de liberté. Encore un sentiment strictement interdit.

Nicolas S.66 rendait chaque jour son « Schwartzie » plus niais et soumis grâce aux bonbons Morchoc. Il aurait pu tourner un film publicitaire tellement leur efficacité était redoutable sur son clone. Un Schwartzie au sourire débile et figé et à l’œil désespérément vide.

Il avait envie d’en rire.

Imaginer que la ministresse Cachalot venait le fournir en bonbons Morchoc pour lui-même et qu’un vieux « reste humain » en lui que personne n’avait encore réussi à déceler résistait et trouvait une solution pour passer inaperçu, allumait un fond de lui une étincelle espiègle. Il sourit intérieurement.

Et c’était bon.

 

Frédérique Giacomoni

31 Mai 2021